mardi 18 juillet 2017

Lèche-vitrine en librairie...

De temps en temps, je file au Planet R de Saint-Lô et je m'y promène. Cette fois, j'ai décidé de vous rapporter quelques images des livres qui m'ont fait de l'oeil...

Si l'un de ces livres vous donne envie, comme à moi, il vous suffit de cliquer sur l'image associée (ou sur les titres des trois derniers) pour obtenir plus d'informations sur la page que Babelio (Decitre.fr pour Futura Nostalgie) lui consacre.😉 

Je suis tout d'abord tombée sur celui-là :
Je suis fort intriguée par le contenu de l'ouvrage, étant donné que son auteur est devenu mon grand chef. En jetant un oeil sur le sommaire, je remarque que Jean-Michel Blanquer opère des constats sur l'école et fait des propositions à partir de là. Je ne suis pas allée plus loin, car lire au pied du stand ce qui m'intéresse serait voler. Mais ça m'intéresserait assez de savoir à quelle sauce l'école sera assaisonnée d'ici peu.

Un peu plus loin, je suis tombée dans les sous-bois :
D'après la 4e de couverture, il s'agirait de mieux connaître ces espèces qui vivent en communauté, elles aussi. L'auteur semble nous proposer un miroir doté d'une focale écologique. Il s'agit d'un traité, mais visiblement il a déjà charmé pas mal de lecteurs et ne semble pas dénué de poésie.

Ensuite, j'ai repéré un livre qui ne déplairait pas à ma mère, qui avait adoré la Petite Boulangerie du bout du Monde :
Bon, il semblerait qu'elle ne lise plus... Dommage : ç'aurait été un cadeau d'anniversaire tout trouvé (Je lui aurais emprunté à un moment donné bien sûr...😇). 

Une jolie silhouette a attiré mon attention :
En plus, je suis devenue une grande fana de robes, donc... Voilà que je tourne le livre et aperçoit une époque que j'adore : les années 30 ! Yeepeehaaaaa !!

La couverture aux couleurs chaudes, le symbole de la pomme m'ont poussée à regarder la 4e de couverture de celui-ci. Une enquête sur fond de référence biblique. Mouais, à voir.

Une cité suspendue, dans un univers bien sombre, à laquelle mène un chemin suspendu et là, mon imagination s'envole ! J'ai l'impression d'avoir affaire à de la fantaisie et cette perspective m'enchante !

Coucou ! me salue un autre livre :
Grande question que ce qui se passe à l'intérieur de leurs petites têtes ! Quel regard ont-ils de nous et de la façon dont nous vivons ? Ah ! S'ils pouvaient nous le dire ! 😊

Avant de rejoindre l'un de mes rayons préférés, fantaisie/SF, je m'arrête sur une dernière couverture parce qu'elle est un logo en elle-même :
Minimaliste, elle regroupe sur son illustration le titre et le nom de son auteur. Le reste est blanc. J'adore ! J'ai été moins fan du résumé.😕 Par contre, certains aimeront sans doute le côté "satire sociale".

Me voilà dans mon rayon d'amour chéri. Beaucoup de GoT ici : 😆
Mais ce ne sont pas les produits dérivés qui m'intéressent. J'aperçois alors un mot que je connais bien (Je suis conditionnée, il faut que je me l'avoue : #Bonjourjemappellemirajesuislatiniste) :
Les couvertures évoquent bien de la SF. Le résumé montre une influence antique indéniable et... Quoi ??? Grand Prix de l'imaginaire 2017 ?????😳😍😍

Là, je tombe sur des rééditions en poche d'ouvrages de Stephen King. On en achèterait tellement elles sont belles ! Tiens, pour le plaisir des yeux :
J'ai été hyper tentée par la Tour Sombre, car je voulais m'y mettre sérieusement, sachant qu'un film avec Matthew (Mattiouuuuuuuuuuuuuuuuu😍😍😍) va sortir en Août. Mais. Je me suis retenue (Nan, c'est vrai, c'est n'importe quoi, tous ces achats que je fais en ce moment, pfiouuu... J'aurais jamais assez d'une v... de quelques années pour tout terminer.😤)

Puis, j'ai traversé la littérature en poche et j'ai vu un immeuble qui vole. Sisi. Roman d'anticipation engagé, ce livre nous propose un Paris d'ici une dizaine d'années, surpeuplé et sous le coup des attentats, tout ça... Vous trouvez pas qu'on dirait un peu Là-haut, hein ? 😜

Pour finir mon tour, je me dirige au rayon BDs, comics, mangas et je tombe sur ça :
Une jolie petite beauté, qui donne bien envie. Sauf que. C'est le tome 2. 😭

Et que vois-je ? Oh ? C'est mignon, toutes ces petites plantes ! C'est quoi ? C'est quoi ? Des strips de Lewis Trondheim, bien sûr ! 

Un bien joli format, une édition cartonnée, tout ça. Et ce petit chat qui se cache dans les pots de fleurs. Mais c'est quoi, ce titre ??

Et puis, parce que je passe au rayon jeunesse, en voilà un que je connais, pour l'avoir vu passer :
Un peu d'aventures, les gars ? Entre le titre nébuleux et le paquet de bagages sur un morceau étroit de banquise...😊

Pleine de bonnes résolutions pour mon régime livresque (Mon porte-feuille appréciera ! 😉), je suis donc ressortie de la librairie, les mains vid... Ah non ! Je n'ai pas pu résister à deux, trois petites choses...😜
En premier, c'est Sorcières, sorcières, qui m'a fait de l'oeil : sssssssseulement 3,95 euros ?!!! Une BD à ce prix-là, ça ne se négocie pas ! En plus, les dessins sur la couv' comme au-dedans sont trop mignons, tout en rondeurs et en jolies couleurs.
Puis, J'ai vu Croquemitaines, tome 2. Mais quelle idée ??? Je jette un regard plus loin : Ouf ! Un tome 1 disponible !! J'attrape. Un gamin qui affronte des terreurs provenant des contes. Mon petit péché-mignon ! 
Et Futura nostalgia a attiré mon regard : d'abord le latin (Je suis carrément monomaniaque, là...), puis le dessin qui a des parti-pris disproportionnés et le choix des couleurs. Une chronique adolescente avec du fantastique ? BONUS !!

Et vous ? Vous connaissez certains de ces livres ? Vous les avez croisés ? Vous les avez lus ? Certains vous tentent-ils plus que d'autres ?

lundi 10 juillet 2017

Le fabuleux départ en Laponie de la famille Zoiseaux, de Jean-Marie Gourio

Pourquoi j'ai voulu lire Le fabuleux départ en Laponie de la famille Zoiseaux ? 
Pour le titre bien sûr ! Parce qu'il promet voyage et exotisme (la Laponie !!!😍) et peut-être une sorte de conte initiatique (le thème du voyage, de la famille, le nom Zoiseaux, tout ça...). 
Pour la 4e de couverture ensuite, parce qu'elle corroborait assez bien le titre : un père de famille, guichetier de banque, se met à se transformer en oie, et sa transformation promet de changer le destin de bien plus de gens encore.
Pour l'argument éditorial enfin : face à la crise, à l'ambiance sombre dans laquelle baigne notre société, Jean-Marie Gourio nous propose de nous redonner le moral en nous faisant entrer dans son univers, avec sa collection Papillon, qui éditera tous les 6-9 mois, ses propres livres. 🤔


N'y allons pas par 4 chemins : je me suis ennuyée et j'ai dû forcer ma lecture pour aller jusqu'au bout. Bah oui, ça arrive...😕
Peut-être avais-je compris "voyage", quand il ne s'agissait que d'un départ ? En tout cas, tout le livre ne raconte que la lente transformation, essentiellement physique, du personnage principal, ainsi que les réactions qu'elle déclenche chez le narrateur et dans le noyau familial, à savoir sa femme et ses enfants. 

Je voulais voyager, vivre l'exotisme de la Laponie et peut-être revivre un peu l'aventure de Nils Holgersson auquel l'auteur fait référence ; loin de là ! Pas d'aventure, ni de paysages, pas de voyage. A peine des incursions fantasmées dans des endroits juste nommés, que le narrateur décrit sous la forme de ressentis, sans jamais que le lecteur puisse véritablement y prendre sa part de beauté et de découverte. Et pas une once de Laponie : elle reste le grand projet de la famille Zoiseaux. Bah Oui, c'est un départ, hein, pas un voyage, tant pis pour moi.

Je m'attendais à être emportée par une sorte de transfiguration qui allait faire tache d'huile dans l'entourage ; me voilà avec le récit égocentrique d'un homme contemplatif, qui, non content de ne pas véritablement se transformer intérieurement (Il ne semble prendre finalement que la forme animale appropriée à ses désirs et à son caractère.), se répand en ressentis nombrilistes et en questions existentielles assez peu convaincantes, et ne change rien à son environnement. En effet, ce qui amènera la petite révolution ailée n'a rien à voir avec le narrateur. 
Vous pouvez le constater : le personnage ne m'a pas paru très intéressant. J'ajouterais que la narration est très masculine. Petite fille ayant grandi au milieu de livres qui mettent en scène des héros masculins, j'ai l'habitude de m'identifier à ces derniers et normalement, cela ne me pose aucun souci. Sauf ici. Roméo Zoiseaux s'inquiète beaucoup au sujet de la transformation de son sexe et de sa performance en vol. Même s'il y a là une cohérence psychologique, je n'ai pas été très intéressée par ce type de détail. Je veux dire, s'il s'était agi de se dépasser en volant toujours plus loin et toujours plus haut pour rejoindre un idéal, comme Jonathan Livingstone le Goéland, d'accord. Mais ici, c'est l'angoisse de ne pas réussir qui apparaît, et donc finalement l'inquiétude de l'impuissance. Si on ajoute la façon dont l'acte sexuel est traité... Allusif au début de la transformation (ce que j'ai trouvé légitime), il est davantage décrit quand Roméo est davantage oie qu'homme 😳. Et l'auteur ne peut s'empêcher de faire référence à l'illégalité de la zoophilie...😰 N'est-ce pas maladroit ?

Je m'interroge par ailleurs sur les valeurs transmises dans ce livre. La famille, ok : le couple est soudé par l'amour et les petits rituels ; peu à peu, la famille se transforme en une véritable nichée qui partage projet, rêve et bien davantage. Plus contestable est la capacité de l'individu à transformer son environnement (ce qui j'imaginais être l'argument du livre), puisque si Roméo Zoiseaux fédère sa famille autour de sa transformation, qui semble lui rendre une place centrale😶, la narration ne va pas au-delà des quelques clients du Crédit agricole où il travaille et de la maîtresse au long cou des enfants (et encore, je ne m'explique pas son rôle soudain à la fin de l'histoire...). L'univers, qui aspirait pourtant à s'étendre avec le thème du voyage, m'a donc semblé particulièrement rétréci au noyau familial, si ce n'est à Roméo lui-même.
Quant à la révolution ailée - ou je ne sais déjà plus comment l'a appelée l'auteur..., elle n'est pas le produit d'une transformation intérieure mais une réaction de rejet face à un événement tragique et de fuite en avant. Dommage...

Parlons à présent du style. L'auteur s'amuse avec les temps dans les premières pages : le présent d'énonciation associé au mode contemplatif du personnage alterne joyeusement avec le passé simple et de l'imparfait qui font irruption quand on passe peu à peu au récit de la transformation du personnage. Si l'idée est bonne, pour la symbolique, ma lecture en a été gênée. Ainsi, j'ai été soulagée que ce parti pris stylistique disparaisse plus tard. 
Je crois également avoir repéré ce qui me semble être un tic d'écriture : au lieu de lister dans une unique phrase une série d'actions, l'auteur isole chacune dans une phrase. C'est déroutant. Ce choix aurait pu être intéressant si j'en avais compris le but et s'il n'avait été repris à profusion dans les pages qui suivaient immédiatement, comme une mauvaise habitude. 
Et ne parlons pas du "sexe" qui se transforme au bout de quelques pages en un élégant "bite"...

Bref, je suis désolée de le dire mais je n'ai pas accroché. L'idée de départ est séduisante mais je préfère de loin relire Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède et Jonathan Livingstone le goéland dont l'ambition de voler toujours plus haut devient une véritable quête initiatique qui transformera autant le lecteur que le personnage.

samedi 1 juillet 2017

Mon tiercé pour le 1, 2, 3, sagas !!


Depuis que j'ai mes étagères invisibles juste au-dessus de ma table de chevet et que mon merveilleux coussin de lecture me donne envie d'aller lire encore plus tôt dans mon lit d'amour, mes yeux ne cessent de regarder avidement tous ces livres. Je me dis, comme un séducteur imagine à quoi ressemblera son tableau de chasse à la fin d'une soirée en boîte de nuit : "Toi, oui toi, tu vas y passer ! Mouahahahah ! Et toi, ne sois pas jalouse, je t'es dans mon collimateur aussi ! Ah, toi, depuis le temps que je te veuuuuux..." 
Bref, mes livres se mettent à trembler... de désir... et mes étagères manquent de se casser la figure à force. Je dois y remédier. 
Me voilà donc en train de fomenter un plan sur la comète, bien ordonné, réalisable dans un monde alternatif..., maiiiiiiiiiis c'est pas grave ; j'aime ça.

Et dans ces cas-là, je me dis : 
Cet été, je vais (toujours penser au futur, c'est performatif 😎) faire descendre ma PAL !! Wazaaaaah !
J'ai donc inventé mon petit challenge. Si vous êtes intéressés, allez voir ici.

J'ai choisi la "Formule à la carte".

1, comme la saga que je compte finir : la Communauté du Sud, de Charlaine Harris, les tomes 12 et 13.

2, comme deux sagas complètes
  • la Guerre des fées d'Herbie Brennan (4 tomes), 
  • Histoires bizarres de Balthazar, de Chris Mould (5 tomes, dont 2 en Anglais)

3, comme trois sagas à poursuivre
  • Charley Davidson, tome 3
  • Les Cartographes, tome 2
  • Meg Corbyn, tome 3 (et peut-être le tome 4, qui sait ? Si je me l'achète, ou si on me l'offre...😉
Voilà, voilà ! Et vous ? Allez-vous participer ? 


jeudi 29 juin 2017

1, 2, 3, Sagas ! (Un challenge bien à moi)

Parce que mes envies perso ont croisé le chemin d'une innocente demande de @LeaBromhorst, voilà qu'il me prend l'envie de créer mon propre challenge : "1, 2, 3, Sagas !"😆




Je vous propose de consacrer votre été (Juillet-Août) à finir (ou tenir à jour en fonction des sorties !), poursuivre et commencer vos sagas préférées.
Bah oui, l'été, c'est l'occasion rêvée de se détendre, de se poser, les doigts de pieds en éventail et les autres (des mains, voyons !😳) autour d'un bon petit tome de saga ! Comme ça, on compense le manque de sagas trépidantes à la télé, on fait descendre gentiment sa PALounette sans trop se prendre la tête !

Alors, voici le principe - il est simple comme bonjour ! : pourvu que votre formule corresponde bien à "1, 2, 3", tout est bon ! Vous pouvez donc choisir :

  •  de lire intégralement 1, 2, 3 sagas ; c'est la "Formule Intégrales"   (J'en vois qui haussent un sourcil inquiet... Meuh non ! Il y a les micro-sagas de 4-5 tomes et n'oublions pas les "intégrales" en plusieurs volumes éditées chez certaines ME : pensez aux Intégrales 1, 2, 3 et des brouettes du Trône de Fer par exemple...)

  • ou de vous créer vous-même une "Formule À la carte" : 
    • lire intégralement 1 saga, en poursuivre 2, en finir 
    • en finir 1, en poursuivre 2, en commencer 3
    • en commencer 1, en poursuivre 2, en finir 3... etc.

Bref, z'avez compris l'idée !😅 

Pour participer vous suffit :
  • de présenter le challenge dans un article sur votre blog en utilisant le logo ci-dessus
  • d'indiquer quelle formule vous avez choisie (S'il s'agit de  la "Formule à la carte", précisez bien en quoi vos choix correspondent bien à "1, 2, 3" ! Soyez inventifs !!😉)
  • Si vous voulez parler de vos progrès sur Twitter, pensez au hashtag #123sagas pour qu'un maximum de gens rejoignent la partie 
  • et hop-là !
Alors, z'en pensez quoi ? Dites ? Dites ? La formule vous convient-elle ? Et les dates ? 

dimanche 18 juin 2017

Noirs Démons, de Suzanne Wright


J'ai gagné ce livre à un des jeux concours organisés par Milady, il y a quelques jours..., quelques semaines ?... quelques mois ?😳😳😳
Bref, la couverture était d'une élégante sensualité ; j'avais déjà le tome 1 de la Meute du Phoenix dans ma PAL : JE ME SUIS DONC LANCEE.😁

Tout commence dans la Cité souterraine, qui se trouve sous la ville de Las Vegas. C'est là que le peuple des démons laisse libre cours à la satisfaction de ses désirs, de jeux, de sexe et de sang. C'est là aussi qu'ils s'autorisent à dévoiler le vrai visage qu'ils cachent quand ils sont en haut. 
Alors que sa cousine est tombée dans une embuscade et qu'elle ne peut assurer le combat qu'elle devait faire dans l'arène, Harper décide de prendre sa place et de la venger. La petite démone fait sensation auprès du public : il faut dire qu'elle cache bien son jeu... Mais pas qu'auprès du public, car elle attire également l'attention de Knox Thorne, le grand magnat de la Cité souterraine, un démon très puissant, qui cache sa véritable identité et qui est particulièrement craint des autres démons. 
La fougue et l'imprévisibilité de Harper sort le démon blasé de sa torpeur. Il demande donc à faire sa rencontre. 
Et c'est là qu'ils se rendent compte qu'ils sont des alter-ego, c'est-à-dire des démons faits l'un pour l'autre, susceptibles d'apaiser et de mieux maîtriser leurs démons intérieurs. 
Cette situation n'est pas sans problème : Knox n'a jamais ressenti le besoin d'avoir un alter-ego tant il est un maniaque du contrôle ; Harper, quant à elle, est une jeune femme indépendante, qui redoute bien trop d'être rejetée pour se lier à qui que ce soit.
Mais la nature a décidé pour eux et ce ne sera finalement certainement pas pour leur déplaire...

Je vais être franche. Mon résumé donne envie, je le sais ; je l'ai écrit. (Oui, mes chevilles vont bien. Si elles gonflent, c'est uniquement à cause de la chaleur.😇) D'ailleurs, j'ai apprécié certains aspects de l'histoire. Par exemple, la Cité souterraine m'intrigue au plus haut point. J'ai trouvé l'idée excellente et je trouve qu'elle a du potentiel. Par ailleurs, les querelles politiques, entre clans, sont sources d'un certain nombre de rebondissements. Enfin, le personnage de Harper est plutôt attachant : son histoire familiale n'est pas facile, mais elle a su se construire malgré tout. Elle semble également cacher quelques pouvoirs qui pourraient nous surprendre. La famille des elfes, dans laquelle elle a été élevée, est assez farfelue pour qu'on l'apprécie également. Je suis moins fan de Knox, dont je n'apprécie pas particulièrement le constant besoin de domination (même s'il est nécessaire, compte-tenu de sa nature) ni ses discours répétitifs et bien vite lassants, sur la possession. Vous verrez, si vous lisez le livre... (Je vous l'aurez bien dit, na !)
Mais voilà, patatras ! L'intrigue est bien trop axée sur l'histoire d'amour et sur les scènes de sexe, qui ponctuent avec une régularité d'horloge l'intrigue du livre. C'est à se demander, même, comment l'auteur parvient à varier les scénarios, si véritablement elle les varie. Vous me direz : t'avais qu'à lire la 4e de couverture, Nunuche ! Il y avait les petites icônes correspondant à ce type d'intrigue, la romance paranormale : une petite bouche sexy et un petit coeur pour l'intrigue amoureuse. JE SAIS !! 😝 J'ai essayé et voilà, ce n'est pas mon truc, c'est tout. Je l'ai d'ailleurs découvert avec ce roman : ce qu'il me faut, c'est une véritable intrigue paranormale, avec un univers fouillé, pas un univers prétexte, une enquête, de l'action et une intrigue amoureuse, par petites touches impressionnistes (Pardon, Monet !🙊). 
Dans Noirs démons, tout ce que j'ai apprécié n'est pas assez développé à mon goût et ce que j'apprécie moins l'est beaucoup trop, au point même que j'ai eu l'impression de me retrouver à lire un long fantasme qui tournait en boucle.
Voili voilou pour moi ! Je m'arrête là. Les lectrices de romance corsée, quant à elles, apprécieront certainement le travail de Suzanne Wright avec cette nouvelle saga.

mardi 13 juin 2017

Folie fraise, de Gally Lauteur

Ma foi, voilà une bien sympathique histoire que nous propose Hachette et Gally Lauteur !
Si j'ai bien compris le principe (Corrigez-moi si je me trompe!), les Miam's est, pour l'instant, une petite série de 4 romans gourmands qui mettent en scène les histoires d'amour d'un groupe de 4 collégiens de 5e et 4e, des meilleures amies, Emilie, Juliette et Mounia, et Sohan, un garçon bien mystérieux. 
Moi, je suis tombée sur Folie Fraise, qui résume très bien le caractère de Mounia : passionnée de coiffure mais terrorisée par les contrôles de maths, Mounia a développé un petit rituel bien à elle, qui consiste à avaler 3 bonbons à la fraise avant le contrôle. Elle y tient, à son rituel, sauf qu'un mystérieux garçon aux yeux noirs en décide autrement : il attrape le dernier paquet de fraises disponible en rayon et retient les bonbons en otage. Mais pourquoi ?
Mounia commence à s'interroger sur le garçon mais elle a déjà de quoi faire, avec ses deux meilleures amies, dont elle s'autoproclame la bonne fée : il faut à tout prix arranger la vie amoureuse d'Emilie et de Juliette ! Quant à la sienne ? Bah, les fées n'ont pas de prince charmant, c'est bien connu. Dommage...
J'ai rapidement dévoré ce petit ouvrage pour les 9 ans et plus. 
Les chapitres sont courts, la narration alerte. Pas étonnant ! Mounia, la narratrice, est une jeune fille bavarde,  pleine de vie et à l'imagination débordante. 
Mais elle reste une collégienne comme les autres. Gally Lauteur brosse une esquisse de la vie en collège, par petites touches légères mais assez justes. Mounia vit entre les contrôles, les copines, les repas en famille et les histoires d'amour. Elle n'est pas très heureuse d'avoir été séparée de ses deux meilleures amies à la rentrée ; elle s'est un peu tenue en retrait de sa propre classe. Heureusement que la récréation est là pour retrouver ses copines ! 
Par ailleurs, si la jeune fille sait assez bien décrypter les relations amoureuses de ses amies, elle ne comprend pas du tout ses propres sentiments et s'interroge beaucoup sur le garçon aux yeux noirs, dont elle ne parvient pas à savoir quelles sont les intentions à son égard. 
J'ai pensé aux romans de chick-lit que je lis parfois, dont le public visé est souvent féminin, dans la vingtaine, trentaine, qui apprécie de rire de et avec une héroïne bavarde et maladroite, qui n'hésite pas à se rendre ridicule, a du mal à trouver sa place au niveau professionnel et sentimental et dont on apprécie de suivre la trajectoire vers un avenir meilleur. Je me suis dit que le procédé était assez comparable avec ce livre. Les fille de 9-13 ans apprécieront ce roman parce qu'elles pourront s'identifier à l'héroïne, vivre ses soucis et ses bonheurs et rire avec elle. 

Eh bien devinez quoi ? J'ai envie de lire Secret Soda, moi. Pourquoi ? Parce que c'est le garçon aux yeux noirs, le narrateur...😉

dimanche 4 juin 2017

Locke and Key, I, de Joe Hill et Gabriel Rodriguez



Locke and Key était dans ma wish-list depuis un petit moment déjà.  Je n'aime pas n'importe quel type de comics. Je ne suis pas une grande fan des comics de Super-héros, alors que c'est la base, je sais. J'aime plutôt les histoires pour enfants ou pour ados (les adaptations du Magicien d'OzMystery, Out there...)  les comics fantastiques ou carrément sombres (Sandman, The Walkind Dead). Je trouve que les comics se défendent bien dans le genre suspense et horreur, si bien que quand j'ai jeté un oeil à Locke and Key, j'ai succombé. 

Et voilà qu'en prenant une photo de mes récents achats, pour  @saulnier25, grand fanatique du Maître, je m'aperçois que la série tant convoitée ces dernières semaines, a été écrite par Joe Hill, précisément le fils de Stephen King, dont j'entends bizarrement pas mal parler, ces derniers temps, d'une part par ledit fanatique, tout prêt à étendre son affection au rejeton du Maître et qui a tenté de lire l'un de ses livres, Nos4A2, et d'autre part parce que j'ai vu l'adaptation de Horns.  

Eh bien, je n'avais pas tort de le vouloir autant ! Me voilà lisant un excellent comic, mêlant suspense et horreur, récompensé par rien de moins qu'un Eisner Award du meilleur scénario, mon petit Monsieur !

L'intrigue commence avec le meurtre violent d'un père de famille. Suivant les dernières volontés de celui-ci, sa femme et ses enfants se réfugient auprès de l'oncle Dunkan à Keyhouse. Tandis que les grands (la mère, le grand-frère et la grande sœur) tentent de vivre avec ce qu'ils ont fait, ou vécu, le petit trouve très vite des jeux à la mesure de son intrépidité et de son imagination : des clefs ouvrent des portes pour des jeux plus fous les uns que les autres. Et si par exemple, elles faisaient de lui un fantôme ? Chouette ! Chouette !
Mais aucun des membres de la famille, curieux ou cabossé, ne doute qu'il a mis le pied dans un engrenage bien huilé, qui semble avoir vu le jour pendant l'adolescence du père de famille. Mais Pourquoi ce dernier leur a-t-il dit de se réfugier là où les guette une force mystérieuse qui semble vouloir accomplir un bien sombre dessein en se servant d'eux ? A quoi peuvent bien servir ces clefs ? Les enfants de la famille sauront-ils les utiliser à bon escient ? Et garder leurs secrets pour eux ?

J'ai trouvé l'intrigue remarquablement ficelée, digne des premiers épisodes du Sandman de Neil Gaiman, que j'admire au plus haut point. Des astuces narratives bien connues sont associées pour augmenter le suspense et approfondir l'histoire. Les premiers chapitres sont  ainsi consacrés à un personnage chaque fois différent, histoire de repartir l'intérêt et l'attachement du lecteur.  Par ailleurs, des allers-retours entre le passé et le présent augmentent le suspense et mettent l'histoire en perspective, en créant des effets d'écho.  Et puis, à chaque instant, le lecteur sent que le destin des personnages est sur un fil et risque de basculer pour le pire. Bien malin sera celui qui parviendra à savoir si le personnage s'en sortira ou non. 

Voyez-vous, en digne fils de son père, non seulement Joe Hill maîtrise tout à fait l'art de la narration mais propose également  une vision assez sombre de l'humanité. La façon dont Gabriel Rodriguez représente les visages est d'ailleurs assez éloquente : les petits délinquants ordinaires sont assez laids, les traits grossiers ; la folie meurtrière qui les hante se voit sur leur visage. Par contre, on voit bien qu'un adolescent peut sans raison verser dans une violence effarante (Là encore, les dessins sont très crus) ; un adulte peut tout à coup dévoiler ses sinistres et pervers petits secrets, mélange d'instincts abjects, de lâchetés mesquines et de schémas obsessionnels. Dans tous les cas, personne ne protège personne, ni de l'obscur en soi, ni de l'obscur en l'autre, pas plus de la curiosité enfantine que de la convoitise des adultes.

J'ai hâte de lire l'intégrale 2 !😊